De Tbillisi (Géorgie) à Moynaq (Ouzbékistan)

La semaine à Tbilissi ne fut pas de tout repos sur le plan des émotions. L’idée de me rendre à Aktaou au Kazakhstan était un plan B élaboré depuis Istanbul. Le plan A étant de passer par l’Iran avec le succès que je vous ai relaté la semaine dernière. Après de nombreux aller retour à l’ambassade du Kazakhstan à Tbilissi, j’ai bien vite compris deux choses :

1 – mon visa d’entrée est quasi acquis

2 – le temps que la lettre d’invitation officielle du Maire d’Almaty achève son long parcours risquait de prendre du temps – en effet, celle-ci doit transiter par un comité interministériel se réunissant tous les 15 jours pour approbation…

Conclusion si je ne voulais pas moisir à Tbilissi, il fallut élaborer un plan C. Un nouveau plan…

Bienvenue à Tbilissi
Le parc de Tbilissi. La structure moderne est une salle de concert inachevée.

Toutes ces choses stressantes ne m’ont pas permis de profiter pleinement de la ville. C’est le premier pays dans lequel je n’ai pas pris la peine d’ingurgiter le BAM (Bonjour / Au revoir / Merci). Tel Emmanuel Macron à l’Élysée, j’ai eu l’impression de rentrer par effraction en Géorgie, d’être dans des limbes, d’être un naufragé du protocole sanitaire avec l’espoir ténu de me raccrocher à des plans me permettant d’en sortir. C’est une étrange sensation. Car enfin, ce voyage ne peut pas s’arrêter à Tbilissi. Il faut que je continue même si, à certains moments, le désespoir me gagne.

Le plus terrible, ce sont des choses qui n’ont à voir ni avec des problèmes de santé, ni des ennuis de mécanique, ni même des soucis météorologiques ; ces complications ne sont dûes qu’à la bêtise des hommes. Vaincre cette bêtise est le plus grand défi qui m’aura été posé jusque là.

Graffiti dans un tunnel. « Souviens-toi que tu es mortel ». Cette maxime invite à profiter du temps présent car tout peut s’arrêter dans le futur.

Entre deux tracas, j’ai quand même profité un peu de Tbilissi. Ce fut très compliqué à cause de la langue et surtout de l’alphabet.

Le nom de cette rue s’écrie aussi Nucubitse.

Ainsi, une rue peut être orthographiée de trois manières différentes :

– en Géorgien bien sûr ;

– en transcription romane aussi ;

– en transcription romane de la traduction russe du nom géorgien.

C’est ainsi que les noms de rues indiqués sur Google Map ne sont pas orthographiés de la même manière que sur les transcriptions romanes des plaques posées dans les rues.

Prenons l’exemple de Staline, icône star du XX⁰ ! En Géorgien, ça donne იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი et traduit directement du georgien Iosseb Bessarionis dse Djougachvili, mais traduit en russe, ça change et ça donne Iossif Vissarionovitch Djougachvili tandis que dans les manuels scolaires des petits français c’est la traduction russe qui l’emporte avec un changement au niveau du prénom : Iossif devient Joseph ! Un seul prénom mais plusieurs orthographes. A l’aune de cet exemple, vous pouvez comprendre mon désarroi sur place. Il faut faire jouer les déductions et les logiques, ce qui est loin d’être évident dans le Caucase.

Journal Géorgien. Ont-ils ces débats sur l’écriture inclusive ?

C’est pourquoi il est important de s’enquérir de la communauté d’appartenance de votre chauffeur lorsque vous montez dans un taxi ; – Georgian ? Russian ? Armenian ? Ceci afin d’adapter la traduction. Pour autant, pas de panique, le chauffeur saura héler quelqu’un dans la rue pour trouver la bonne rue.

Par le passé, j’avais lu un ouvrage de 1993 (donc postérieur à l’effondrement de l’URSS) intitulé : « les conflits géopolitiques dans le monde » de Jean-Paul TUAL, éminent spécialiste de la question et qui, de façon très surprenante, avouait à demi-mot s’y perdre dans le maelstrom caucasien. Il est vrai qu’avec toutes les minorités qui coexistent plus ou moins pacifiquement dans ce petit état avec les volontés sécessionistes de certaines, d’alliance avec d’autres états pour d’autres et de la question des minorités dans la minorité, il y a vraiment de quoi y perdre son latin.

Bref, je savais que la Géorgie c’était un gros bordel sur le plan géopolitique et je m’aperçois que ça l’est aussi dans le quotidien.

Prendre un bus, un métro, un train, un car et même se balader à pied me demande deux fois plus d’effort qu’en Turquie. Google n’a même pas inclu le transport en métro dans les options d’itinéraire et ne met les noms de station qu’en…. géorgien. C’est à se casser la tête. Heureusement qu’il n’y a que deux lignes de métro. Combien de fois j’ai loupé des stations… Combien de fois je suis revenu en arrière.

Le métro de Tbilissi

Prendre le métro Tbilissien est une expérience. On y accède par des portiques sans cesse surveillés tant par un employé affecté à cette unique tâche que par le caissier. On emprunte d’immenses escaliers roulants pour accéder aux quais où flotte une odeur moite mêlée de transpiration. Les stations ont un décorum sobre, ce qui surprend pour une ville de l’ex-URSS.

Une employée des transport veille en bas des escalators

Un souffle d’air sort des bouches en balayant les miasmes. Le métro arrive dans un bruit de fracas. Grâce à une appli, j’ai mesuré les décibels durant le transport : on atteint les 97 dBs (bruit de pelleteuses). Les usagers sont obligés de se parler à l’oreille pour se faire entendre.

« Ici Paris » est inscrit sur le sac de la jeune fille

L’avantage des transports en commun.à Tbilissi étant qu’ils ne coûtent quasiment rien. Il faut se procurer la carte des transports qui coûte 2 laris et mettre un crédit ensuite. C’est ainsi que j’ai voyagé la semaine sans me priver pour 9 laris soit 3€. Voyager en transport en commun permet de mieux s’approprier la ville et d’en dessiner un plan succint dans la tête.

Le sésame qui permet d’utiliser tous les transports de Tbilissi

J’ai ainsi utilisé le bus, le métro et même le téléphérique pour me rendre aux fortifications de Tbilissi.

On accède aux fortifications par un téléphérique.
Les fortifications et ses escaliers abrupts

En dehors de ces contingences, Tbilissi est une ville intéressante. Elle est enserrée entre des montagnes que l’urbanisation dévore et elle est structurée autour de la Koura, la rivière qui la traverse. Les différentes époques vécues par la cité se superposent et s’entremêlent à l’image des différentes minorités qui peuplent ce pays. Il y a le charmant « vieux Tbilissi » et ses vieilles bâtissent antérieures au XX⁰, les constructions brutalistes de l’ère soviétique et les bâtiments de l’epoque actuelle. A observer les agencements de ces différentes époques, on peut facilement en déduire que les réflexions tendant à harmoniser tout ça ont été réduites à la portion congruë. Même en matière d’urbanisme, c’est un joyeux bordel.

Maison charmante du vieux Tbilissi
Le vieux Tbilissi
Architecture brutaliste de la période soviétique
Différents styles se côtoient à Tbilissi

Les tuyaux rouillés des conduites de gaz parcourent et traversent les rues au dessus de nos têtes pour repartir vers le sol afin de cheminer le long d’un pont et de nouveau s’élever pour se raccorder à un immeuble ou une maison. De temps à autre un robinet permet d’avoir un semblant de contrôle sur une infrastructure déglinguée. Ces tuyaux courant à l’air libre desservent parfois une ou plusieurs kroutchevkas (autrement nommé bloc d’habitations soviétique) d’une centaine d’appartements voire plus.

Les tuyaux rouillés de gaz courent le long des rues et les traversent en hauteur.

Les Kroutchevkas sont ces immeubles assez moches et construits en masse avec des matériaux bons marché sous l’ère de Nikita Kroutchev. Elles sont toutes bâties sur le même modèle à travers toute l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques). Il s’agit de l’assemblage de blocs de béton issus de deux usines pour toute l’URSS. Le nombre d’étages de la Kroutchevka ne dépend pas des contraintes topographiques de la ville afin de s’adapter au paysage mais du nombre d’habitants. Plus une ville comptera d’individus, plus les Kroutchevkas seront hautes.

Kroutchevka de Tbilissi
Kroutchevka à Gori sur l’avenue Staline

De l’extérieur, ces Kroutchevkas semblent pourries et même les cages d’escaliers sont à l’avenant.

Entrée de la kroutchevka
Partie commune d’une Kroutchevka

Mais c’est tout autre chose quand on pénètre dans les appartements. Les intérieurs sont propres, bien entretenus et contrastes nettement avec les façades et les parties communes.

Bâtiment Soviétique

A Tbilissi, en dehors du vieux quartier, les artères sont très larges – on peut facilement y mettre huit files de voitures voire plus. Le piéton n’est pas le roi. À intervalles réguliers, il y a des passages souterrains permettant de passer de l’autre côté de la rue. Certains sont de véritables galeries commerciales interlope et quand il n’y a pas de petits commerces, c’est glauque à souhait. Heureusement, qu’il y a du Street art pour égayer les murs sombres et gris.

Galerie commerciale située sous le niveau de la rue
Street art à Tbilissi

Parfois, ces tunnels sont de véritables bazars où on trouve de tout. Près de la gare routière, lieu interlope s’il en est, on déambule dans un dédale d’échoppes où se trouve toutes sortes de marchandises et lorsqu’on remonte à la surface, c’est pour se retrouver dans une ronde infernale de minibus qui vont et viennent au milieu de passants, les bras chargés de marchandises hétéroclites dans un brouhaha.

Le tunnel débouche sur la gare routière

Si vous allez dans un restaurant en Géorgie, il ne faut surtout pas annoncer au serveur les plats que vous avez l’intention de manger comme nous en avons l’habitude en France. Lors de mon premier jour, j’ai fait ma commande et le serveur m’a tout apporté d’un coup ; le plat chaud, la crème glacée, l’entrée et même le café. Fort heureusement, les choses ont pu se gérer. La fois suivante, j’avais pris des précautions et j’expliquais bien qu’après avoir fini de manger l’entrée, je prendrai le plat de résistance et ainsi de suite. Et bien non, tous mes plats sont arrivés en une seule fois sur la table. J’ai dû faire renvoyer ceux que je ne mangeaient pas immédiatement en cuisine. C’est vraiment plus fort qu’eux. Une autre fois, je vais dans un self et je commande tous mes plats (c’était du froid) et je leur explique d’inclure un café que je viendrai moi-même chercher. Et bien non, au bout de 10 mn, je vois une employée déposer le café sur la table alors que je finis à peine mon entrée.

Je me suis arrêté dans un restaurant tenu par Victoria, un armeniène. Dans un premier temps, je commande un bière sans afficher mes intentions de manger. Au bout de 15 mn, elle me propose un plat arménien de sa spécialité et me demande si ça m’intéresse. Piqué par la curiosité, je réponds par la positive et alors que je n’avait bu que la moitié de ma bière, je me retrouve avec toute une série de plats sur la table ainsi qu’un pichet de vin géorgien. Victoria a mis le restant de bière au frigo et cela a permis d’accompagner le dessert. Ils sont terribles les Géorgiens.

Le pont de la paix
Le pont de la Paix

Étant à Tbilissi, je ne pouvais pas manquer de me rendre à Gori, la ville natale de Staline, afin de visiter le musée Staline. Pour 9 laris (3€), j’ai pris un aller-retour en train. Malheureusement, j’ai loupé l’aller et j’ai dû me rabattre sur un minibus qui faisait le trajet de 100 kms pour 5 laris.

La gare routière

Il ne restait que 4 places libres dans le bus et le coffre était rempli de denrées alimentaires diverses. Une femme assise à côté de moi me tendit du pain. Nous roulions sur une 2×2 voies et parfois, au milieu de nulle part et sur le bord de la route, des gens montaient. Non seulement les 4 places du minibus étaient occupées mais en plus, des voyageurs étaient installés sur des mini sièges dans l’allée centrale.

Le minibus est si rempli qu’on s’asseoit sur des sortes de petits bancs dans l’allée.

Gori a fait de Staline une attraction touristique. La plus grande rue de la ville est l’avenue Staline

Rien n’est trop beau pour Gori avec son palais soviétique sur-dimensionné

La gare de Gori, largement sur-dimensionnée par rapport à la ville a sa statue de Staline.

La gare de Gori

Le bâtiment abritant le musée est un pur produit de l’architecture soviétique. Il en va de même pour la décoration intérieure.

Une statue de Staline veille au bonheur des visiteurs

Le musée relate la vie du petit père des peuples. On y voit des photos de sa famille, son ascension au sein du parti communiste, les cadeaux qu’il a reçu et de nombreuses statues et bustes. Une salle est consacrée aux travers de l’homme d’acier.

A l’extérieur du bâtiment, on peut visiter le wagon dans lequel se déplaçait le dictateur

Un matelas bien molletonné pour l’homme d’acier dans la chambre de Staline

Il y a également une sorte de mausolée dans lequel se trouve la maison natale de Staline.

Le mausolée abritant la maison de Staline
La maison.natale de Staline est enchâssée dans le mausolée
La maison où est né le tyran

En Géorgie, l’église orthodoxe est toute puissante et freine des quatre fers toute réforme sociétale. Les Géorgiens eux-mêmes sont très pieux. Dans les transports en communs, j’ai été surpris du nombre d’usagers faisant leur prière à voix basse et faire le signe de croix. A moins que ces gestes étaient accomplis pour les protéger de la conduite brutale du chauffeur…

Cathédrale de la Trinité

Je logeais près de la cathédrale de la Trinité. C’est un bâtiment très imposant avec une immense esplanade et des jardins. 

L’intérieur est rempli d’icônes et les croyants s’y inclinent et les embrassent dans un parcours : les plus précautionneux nettoient la vitre avec une lingette avant d’y déposer leurs lèvres, Covid obligé !

Bien évidemment, je me suis rendu au cimetière de Tbilissi et les monuments funéraires sont très particuliers.

Les tombes disposent d’une surface au moins supérieures à 5m², sont ceintes de pièces de granit et dépourvues de stèle. Une table et des chaises en granit sont installées près de la tombe et font partie intégrante du monument funéraire. C’est très particulier.

Comme à chaque fois, l’aéroport a été une grande galère. Je n’ai pas le choix d’utiliser ce transport et je dois m’adapter à toutes les contraintes que cela pose. Cette fois-ci, c’est mon test PCR rédigé en Géorgien qui a posé problème. Cela a pris une heure à la clinique de le refaire puis il y a eut l’enregistrement des bagages qui a encore pris du temps. Du stress, du stress et encore du stress. Bref, je suis monté m’asseoir dans l’avion 10 mn avant le départ inscrit sur le billet. Pour une raison que j’ignore, l’avion a attendu sur le tarmac 3/4h et nous sommes donc arrivés en retard d’une heure à Tachkent. Et c’est ballot car je devais prendre un autre avion pour Nukus dans un autre aéroport de la ville (ce que j’ignorais au départ car cela n’était pas mis sur le billet). Si j’avais disposé de cette heure perdue à Tbilissi, je n’aurais sans doute pas dû changer mon billet et prendre un hôtel pour Tachkent car j’aurais disposé d’assez de temps. Je hais prendre l’avion et mon souhait de revenir par le Transsibérien ne risque pas de se réaliser puisque la Fédération de Russie a fermé ses frontières. Un horrible retour en France par avion se dessine de plus en plus.

Bien évidemment, je dois ces ennuis au coronavirus et surtout à la bêtise des hommes qui édictent des règles sanitaires absconses. Cela étant, j’ai suivi l’allocution de Macron et j’ai noté que je n’étais pas le seul à subir la bêtise. Bon courage à tous mes compatriotes restés au pays. Macron ne me donne pas envie de rentrer.

L’hôtel du vin rouge à Tbilissi

Dans mes malheurs aéronautiques, j’ai chaque fois la chance d’être placé près du hublot. J’ai ainsi pu observer de haut les plaines arides dans lesquelles j’allais évoluer dans quelques jours…

A la sortie de l’avion à Tashkent, c’est une chaleur étouffante qui vous étreint. En soirée, le vent s’est levé et le ciel s’est obscurci par des nuages poussières fines.

Sur le billet qu’Uzbebkhistan Airways m’a vendu, il était écrit nulle part que je devais changer d’aéroport. Après avoir passé 20-25 mn à descendre de l’avion et chercher mes bagages et 20 mn à comprendre que je n’étais pas au bon endroit, il fallait que je réfléchisse 5 minutes. Il fallait au minimum 30 mn avec une circulation fluide pour que je me rende à l’autre aéroport. Matériellement, c’était trop juste car d’expérience, je sais que l’enregistrement prend du temps à cause du vélo. Je décidais donc de reculer mon départ vers Nukus de 24h afin d’aborder le vol sans stress. Je change mon billet, me cherche un hôtel puis un taxi. Je reste donc dans la chaleur étouffante de Tashkent pour la nuit. Si l’avion n’avais pas décollé en retard, j’aurais pus être à Nukus le soir.

Tachkent vu de l’avion

Je suis dans hôtel près de l’aéroport et les activités ne sont pas nombreuses. J’arrive toutefois à trouver à manger et de l’eau. Le lendemain, dans l’attente du taxi, je passe une bonne partie de ma matinée à profiter des bienfaits de la climatisation tant la chaleur vous écrase.

Ce temps me permet de rédiger le blog…

Le départ de l’aéroport de Tashkent s’est fait sans stress – c’était la première fois. Il faut dire que les Ouzbeks sont des gens très tranquilles. Les agents de sécurité, les policiers et le personnel divers de l’aéroport n’hésite pas à vous aider. Ça change de la France.

Pour Tashkent, ce n’est qu’un au revoir.

L’avion s’envole vers l’Ouest et au bout d’1h40, je suis enfin à Nukus dans la République Autonome du Karakalpakstan – cette région, placée sous l’autorité de l’Ouzbékistan comporte majoritairement des Kazakhs et aurait dû revenir au Kazakhstan. Mais les découpages machiveliques de Staline en ont décidé autrement. Je me trouve une chambre d’hôte pour la nuit et je négocie le prix de ma course pour aujourd’hui et pour aller à Moynaq le lendemain.

Nukus International Airport

Arrivé à la guest house, je m’empresse d’aller chercher de l’eau et à manger. Il y a un couvre-feu de 20h à 8h en Ouzbékistan. J’arrive à me trouver.un restaurant qui fait de la nourriture à emporter. Pour à peine 6€, le repas est si généreux que je devrais finir demain.

Dans une rue de Nukus, je tombe nez à nez avec cette étrange sctructure métallique bien connue

C’est peut-être parce qu’il n’y rien ou pas grand chose à Nukus que ça en fait une ville intéressante. On y est littéralement accablé par la chaleur, la poussière vole en épais tourbillons au moindre vent, les routes son abîmées. Bref, c’est un vrai décor de far-west.

Ce magasin de cosmétiques paraît irréel ici.

Au terme de 3h sur une route cahoteuse, j’ai enfin débarqué à Moynaq, port déchu et desséché de la mer d’Aral. Le décor est assez lunaire autour de la ville et Moynaq pourrait, elle aussi, facilement servir de décor à un western.

Demain, je prépare le vélo, achète quelques provision et m’organise pour l’eau avant de reprendre ma route vers l’est après demain.

En Ouzbékistan, il y a quelques règles à connaître pour ne pas avoir de problème avec les autorités. Tous mes 3 jours au moins, il faut dormir en hôtel afin de récupérer une fiche d’hébergement destinée à l’OVIR, il faut aussi essayer de récupérer des vraies fausses fiches auprès des hôteliers pour les nuits en bivouac. A chaque retrait d’argent, a chaque change, il faut garder les bordereaux. Plus les justificatifs sont nombreux, plus les autorités sont satisfaites. Alors, donnons leur ce qu’elles ont envie !!!

Mon séjour en Ouzbékistan ne doit pas durer plus de 30 jours… Or, j’ai beau faire les calculs dans tous les sens, je ne tiendrai pas les délais. Aussi, lorsque je serai à Samarkand, je laisserai le vélo et la plupart de mes affaires sur place puis je prendrai le train jusqu’à Andijon, passerai la frontière Kirghiz en minibus (pas besoin de visa) pour aller à Osh une nuit et revenir le lendemain en Ouzbékistan pour recharger mon visa de 30 jours. Le test PCR doit être valable 72 h. Si je me débrouille bien, je peux même rester 2 jours à Osh. L’avantage supplémentaire de cette façon de faire me donnera plus de latitude en cas de retard avec le visa Kazakh.

Je crois savoir qu’en utilisant de plus en plus de mots étrangers sur mon téléphone portable, mon correcteur d’orthographe me hait. Donc, désolé pour les fautes

Une réflexion sur “De Tbillisi (Géorgie) à Moynaq (Ouzbékistan)”

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