D’Angers à Sémur-en-Auxois (21)

D’Angers à Sémur en Auxois

du 3 au 10 mai 2021

Nous sommes le mardi 11 mai 2021 et cela fait une semaine que je suis parti de Rennes. 

Le temps n’a pas vraiment été clément et j’ai roulé plusieurs heures sous la pluie. Fort heureusement, le vent ne m’a jamais été vraiment défavorable même si parfois il a été désagréable notamment quand il me poussait sur le côté. Paradoxalement, j’ai eu des coups de soleil.

Toutefois, même si les températures étaient fraîches, elles me convenaient parfaitement, notamment quand je transpirais dans les côtes. Lorsque les chaleur arriveront, je pense que je regretterais cette semaine.

D’Angers à Vierzon, la route était plutôt tranquille mais ensuite, les choses se sont corsées. Je passais mes journées à descendre et à monter. La récompense était à la hauteur des efforts fournis puisque j’ai pu admirer les coteaux de Menetou-Salon ou encore ceux de Sancerre. J’ai d’ailleurs passer une journée de repos en ce lieu, au bord de la Loire et sous un soleil radieux qui m’a permis de recharger les batteries. Ensuite, j’ai rejoint Vézelay que j’avais déjà vu lors d’un tour de Bourgogne que j’avais fait à  vélo précédemment. J’en ai vraiment bavé pour rejoindre ce lieu de pèlerinage. Je savais que le Morvan n’allait pas être de tout repos et je n’ai pas été déçu mais cela valait largement la peine. Les endroits les plus rudes sont généralement les plus beaux. Et cela a continué le lendemain en allant vers la jolie ville de Sémur en Auxois.

Les bords de Loire vers Tours

Sur la route j’ai réussi à me faire vacciner vite fait bien fait dans un lieu sans âme situé dans la banlieue de Tours. Bien évidemment, j’étais totalement indifférent au fait de me faire vacciner. Ma seule motivation était de recevoir le fameux passeport sanitaire. J’espère bien que cela m’ouvrira des frontières et  m’évitera des problèmes. Quant à la seconde de dose, j’ai prévu de la faire autour de la Saint-Glinglin, de préférence en fin de matinée. Si on reçoit la première dose dans un endroit A alors la seconde dose doit impérativement être reçue dans le même endroit. C’est absurde, mais c’est ce qui fait le sel de la France. Quoi qu’il en soit, je ne m’en tiendrai qu’à une première dose. C’est la 6e injection que je reçois en moins de 2 mois (3 injections pour le rabique, 1 injection pour l’hépatite b, 1 injection pour la rubéole coqueluche etc et le COVID. J’ai reçu tellement d’injections ces deux derniers mois que mes bras vont ressembler à ceux d’un toxicomane.

D’ailleurs, le COVID donne des visages fantomatiques aux villages. Les cafés sont fermés et il ne reste guère plus que les cimetières pour se désaltérer (c’est le seul endroit où l’on peut trouver de l’eau). Pour l’anecdote, alors que j’étais à Crézancy-en-Sancerre, j’avais besoin impérieux et vital d’avoir de l’eau. Alors que je me rends au cimetière, je vois qu’il y a du monde et un corbillard stationné à l’entrée. On enterrait quelqu’un. J’ai donc stationné mon vélo derrière le corbillard et je me suis discrètement rendu à la source pour récupérer le désaltérant breuvage. C’était tellement gothique. 

Cimetière de Crézancy-en-Sancerre

Je regrette les café. J’aime traîner dans ces lieux car selon moi, c’est là que l’on retrouve l’âme de la France. J’ai eu une petite consolation à Coulanges-sur-Yonne : en effet, un café faisais de la vente de boisson à emporter. Nous étions donc une dizaine à boire notre consommation sur le rebord de la fenêtre du bar en ayant interdiction de nous asseoir sur la terrasse. Comme tout le monde, je me suis assis sur le rebord de la fenêtre du café pour profiter d’une boisson pétillante bien fraîche avant de rallier Vézelay par monts et par vaux en passant par le château de Faulin ou à été tourné la fameuse scène des citrouilles de la grande vadrouille.

De fait, je me suis réorganisé au niveau de mes pauses en journée. Je roule mes 20 premiers kilomètres sans pause puis je m’arrête 15 mn. Ensuite, je fais une pause de 5 mn les dizaines impaires (30, 50, 70, 90) et une de 15-20 mn les dizaines paires.

Rues désertées à Etais-la-Sauvin.
Rues désertées à Etais-la-Sauvin

Cette semaine aussi, mon genou a fait des caprices. Il y a eu des moments très douloureux. Je pense que le problème a été résolu en procédant à quelques réglages de la selle. Depuis ça a l’air de passer. 

Cette semaine était aussi celle des rodages. L’organisation des affaires, la nourriture (il faut juste ce qu’il faut pour ne pas avoir trop à porter), les lessives etc. J’ai renvoyé un sac à dos et mon ordinateur à Rennes – trop lourd et trop gourmand en énergie – le téléphone portable rempli vaillamment les missions que je lui assigne. Mes deux batteries sont largement suffisantes pour charger le téléphone portable, mon gps, ma cigarette électronique, un petit MP3 et ma lampe frontale. Si le soleil ne brille pas plusieurs jours de suite, je peux toujours utiliser la dynamo moyeu de ma roue avant ; c’est une solution que j’évite car cela prend de l’énergie humaine. Je suis donc autonome en énergie.

Le charme indéniable des villages de Bourgogne. Ici, le village de Guillon

La Bourgogne est vraiment un coin sympa. Les villages sont très beaux. Il n’y a pas beaucoup de zones pavillonnaires ni de constructions trop neuves. Les villages ont donc gardé leur charme d’antan. Si on tend l’oreille, on pourrait même entendre des chansons de Charles Trenet.

Je n’ai pas trop de photos à mettre car j’avais une mauvaise maîtrise de mon téléphone portable. J’ai donc modifié quelques paramètres et ça a l’air de fonctionner.

Enfin, je m’excuse par avance de ne pas être très réactif aux messages. La journée, je profite surtout de mes pauses pour manger, boire et vapoter. Le soir, entre le temps d’installation et celui pour manger, il ne me reste pas beaucoup de temps pour autre chose et je me méfie des technologies car elles sont chronophages. Le matin, je vais mettre en place un petit temps pour ce genre de chose.

La prochaine pause aura lieu dans deux jours et j’espère bien voir Vesoul (après Vierzon), si le temps me le permet…

Publié le mardi 11 mai 2021 à Baigneux-les-Juifs (21)

Une réflexion sur “D’Angers à Sémur-en-Auxois (21)”

  1. Genial Laurent, merci de partager ton aventure! Je vais faire une déconnection des (dés)informations et n’utiliser internet que pour voir où tu en es sur la route! Bon voyage !

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